samedi 17 novembre 2007

ouverture de l'université

UNIVERSITE OUVERTE
Premier cycle : « L'apprentissage mutuel »
Première séance :

Mercredi 21 novembre à 18H

La démocratie directe : une question de style ?

Trente quatre ans après, on peut parler de maïeutique, au sens de Socrate. Il s’agit de faire se révéler la connaissance qui est en chacun de nous, par la parole et la raison. L’éducateur et l’éduqué ont un rôle commun, inséparable. Le comité d’action n’était ni un mouvement, ni un syndicat, ni vraiment un groupe défini, mais bien davantage un "style". (Jean Raguenès, prêtre-ouvrier à LIP)


La démocratie est le système politique qui ne laisse personne sans pouvoir. La démocratie directe réactiverait ce fait par la suppression de la médiation des instances de gouvernement et de légitimité habituelles. De fait, la démocratie directe s'éprouve généralement dans un contexte d'action singulier, en rupture avec l'ordre des choses et le cours de la vie, et n'échappe pas à l'institution de nouvelles instances de gouvernement et de légitimité : comité d'action, de mobilisation ou d'urgence, assemblées générales, etc.

L'action en rupture (grève, blocage, occupation, etc.) enclenche l'avénement d'un présent en devenir, imprévisible pour une part, qui la met sous pression. C'est alors que certaines questions apparaissent : comment sortir de l'urgence, marier des temporalités différentes ? Est-il intérressant de revenir sur l'expérience de la lutte, vue depuis le vécu individuel et collectif ? De franchir un seuil sur la connaissance de nous-mêmes, acteurs de cette lutte ? La pression des événements provoque des crises, comment les aborder ? Comment ne pas "mélanger les genres" ? Faire plus de bien que de mal ?...

C'est cet ensemble de questions, à la fois philosophiques et pratiques, personnelles et politiques, ces ramifications autour de l'expérience et de la référence à la démocratie directe dans les trajectoires militantes et le devenir des mouvements, que nous voudrions abordées, avec, comme invités pressentis, Charles Piaget et Fatima Demougeot, anciens militants dans la lutte des LIP, des étudiants mobilisés contre la LRU et des membres de Confluence 6.

L'université est un espace ouvert, ouvert à la discussion et à la confrontation. Il y a aura une présentation de la séance par Marie-Claude Charpentier, des contributions par des invités, la parole (libre) du public...

[une contribution]

Toutes les propositions pour animer cette université sur le long terme sont bienvenues.
Faîtes-nous en part.

2 commentaires:

Roland a dit…

Bonjour à vous tous, j'ai un excellent souvenir du premier atelier sur la démocratie participative animé par Marie-Claude Charpentier auquel j'avais pu participer. N'étant plus sur Besançon, je n'ai plus la possibilité de venir discuter avec vous mais je ne peux qu'encourager ceux qui lisent ce blog, et ceux qui l'écrivent!

bonnet a dit…

Voilà, ce qui nous a semblé
important à Marie-Claude et à moi pour cette université, c'est de montrer là où ça marche et là où ça marche pas dans un groupe.

Parce qu'un groupe c'est compliqué, hein, c'est traversé aussi par des enjeux qui viennent du dehors du groupe. Regarde un comité de mobilisation en face de son public en AG (ça c'est le groupe - ou le cercle - des étudiants). C'est pris toujours dans un vis-à-vis avec le pouvoir, quand c'est un groupe d'opposition (au monde comme on pense qu'il ne va pas).

On sait, Marie-Claude et moi, que c'est bien difficile de sortir de
l'anecdotique et de faire voir ces enjeux qui s'expriment au fond dans une prise de parole.

On veut prendre le risque de la méthode la plus laborieuse et la plus vulnérable, croiser les points de vue sur ce qui fait un groupe pris chacun dans la situation qui lui est propre (LIP/étudiants/Confluence 6).

C'est pour ça qu'on dit "apprentissage mutuel". Je dis "on", mais c'est Marie-Claude qui mènera la danse, mercredi, et elle ne propose pas autre chose pour samedi (atelier-débat), mais là elle sera épaulée par un copain à elle.

Ce qui fait un groupe, je dis. Un groupe, ça se fait et ça se défait. C'est pas trop grave. Je ne rentre pas dans un cercle de gens pour l'héroïsme de son combat, là je préfèrerais (c'est un conditionnel) alors le fuire.

Confluence 6, ça a été aussi (c'est peut-être encore) plein de bonnes recettes de groupe. Faudrait les écrire, non ?
Au moins venir en parler mercredi.

A+
Vincent